mardi 3 janvier 2012

Voeux


Courent les années... le temps de l'âme est immuable !!

Bonheur et Sérénité pour cette année 2012.

jeudi 22 septembre 2011

L'oubli



Telle une maison aveugle
Aux fenêtres sans carreaux,
Elle se fige un instant
Dans la nuit, dans l'ennui.
Cet instant fugitif
Se répète un peu plus,
Au fil des jours sans fin
Qui remplissent sa vie.
Sa mémoire vacille
Chaque jour un peu plus,
Elle oublie qu'elle oublie
Et son regard se perd.
Elle ouvre peu à peu
La porte d'un autre monde
Dans lequel ceux qui l'aiment
Ne seront qu'étrangers.
Moi pour elle aujourd'hui
Suis encore un peu là,
Mais demain pour toujours
Je deviendrai une autre...

Bérénice

lundi 22 novembre 2010

Toile



Les nouveaux-nés sourient aux anges dit-on...

Et si les anges étaient ces riens qui, pour un rien, parfois donnent des ailes ?

dimanche 14 novembre 2010

Etat d'âme...



Il pleut toujours
Sur la vie.
Sans cesse la pluie
Frappe au carreau
Désespérément clos.
Et ruisselant le ciel
Glisse sur le pavé,
S'infiltrant par les rues
Sans raison apparente.
Nous ne savons jamais
S'il fera beau demain...

lundi 8 novembre 2010

Clin d'oeil à ceux qui réclamaient l'automne.



Chant d'Automne

Bientôt nous plongerons dans les froides ténèbres ;
Adieu, vive clarté de nos étés trop courts !
J'entends déjà tomber avec des chocs funèbres
Le bois retentissant sur le pavé des cours.
Tout l'hiver va rentrer dans mon être : colère,
Haine, frissons, horreur, labeur dur et forcé,
Et, comme le soleil dans son enfer polaire,
Mon coeur ne sera plus qu'un bloc rouge et glacé.
J'écoute en frémissant chaque bûche qui tombe
L'échafaud qu'on bâtit n'a pas d'écho plus sourd.
Mon esprit est pareil à la tour qui succombe
Sous les coups du bélier infatigable et lourd.
II me semble, bercé par ce choc monotone,
Qu'on cloue en grande hâte un cercueil quelque part.
Pour qui ? C'était hier l'été ; voici l'automne !
Ce bruit mystérieux sonne comme un départ.

Charles Baudelaire ("Les Fleurs du Mal" - 1857)


samedi 29 mai 2010

Changement de décor


Un discret passage pour répondre à l'attente d'Anne...

lundi 7 décembre 2009

Le début de la fin




Cette fois ci ça y est, c'est sûr, je vous abandonne... à regret... pour longtemps cette fois.
Mais seulement ici, chez moi...
Je continuerai à venir vous lire, à laisser quelques traces à la suite de vos beaux billets.
J'aurai voulu partir comme ça, discrètement, mais Blogspot n'a pas songé à créer un message personnalisé de fermeture de blog, alors, je reviens vers vous pour vous offrir un dernier poème et une dernière mélodie.
Les fêtes approchent à grands pas, j'espère qu'elles vous apporteront le bonheur que vous méritez, sachez que ce sera à vous de le saisir... quelquefois nous le cherchons bien loin alors qu'il est tout près.
Aussi je vous fais découvrir, pour ceux qui ne la connaissent pas, la version de Michael Bolton "White Christmas", tout à la fin de mon cadeau d'adieu.

Coeur noyé sous des tonnes de béton
Au souffle de souffre qui crache la mort.
Pierre tombale sous pression,
Le feu follet attend la fissure
Pour libérer ses rayons irradiés.
La terre se meurt,
La source empoisonne,
Les arbres se dressent,
Le spectre plane
D'une peur cachée,
Le mal invisible ancré
Dans la poitrine des enfants.
Les voici sur un terrain vague,
A taper du pied sur un ballon,
Assis sur les bancs d'école
A apprendre la vie...
Quelle vie ?


samedi 21 novembre 2009

Un ailleurs



Sur le chemin
Qui ne mène nulle part
Erre mon amour
Sans âme et sans attaches.

C'est la nuit,
Les chants lointains
Des sirènes du bois
Appellent en vain.
La vague luit dans le ciel,
Et les moutons, sans leur berger,
Suivent d'autres étoiles.
Derrière quelques ifs
Frissonnent les lierres
Des maisons abandonnées.
Nul être n'est visible,
Tout est impalpable.
Les senteurs de l'hiver
Enivrent les feuilles anonymes,
Qui tombent sur le sol froid
Pour que renaissent
Les germes tant espérés.
Ailleurs, près de la rivière,
Nagent quelques lumières,
Et des voiles fins
Recouvrent l'étendue de mon coeur.

Sur le chemin
Qui ne mène nulle part
Erre mon amour
Sans âme et sans attaches...


lundi 19 octobre 2009

A bientôt


Un projet qui se concrétise et ma présence sur la toile se limite. Je ne voudrais pas, chez moi, vous abandonner.

Aussi, je vous offre ceci, pour attendre mon retour...

Le soir est tombé
Sur les champs déserts,
Le vallon bombé,
Et le ruisseau vert,
Et j'ai vu danser
Derrière les faux plis
De roseaux cassés,
Les ombres embellies
D'elfes malhabiles
Ivres de chansons,
Chansons qui défilent
Au creux des buissons.

Le soir est tombé.
Le ciel, qui module
Des teintes dérobées
Quand les feuilles ondulent
Sous les blancs nuages,
Plante ses étoiles,
Lumière du voyage
Des bateaux sans voile...


mardi 6 octobre 2009

Ivresse




Le voile de la nuit
Se lève déchirant
Tout au loin un point luit
A l'étoile d'orient
Le rêve se poursuit
Jusque dans l'océan
Que le vent enveloppe
D'un long soupir amer
Et quand l'horizon boit
La nuit comme un alcool
Et crache des étoiles
Qui chutent dans le vide
Moi je bois tes regards
Et ton sang et ton âme
Et l'haleine éthérée
Ivre de ton amour
Dépendante je suis
En retardant l'aurore...