lundi 7 décembre 2009

Le début de la fin




Cette fois ci ça y est, c'est sûr, je vous abandonne... à regret... pour longtemps cette fois.
Mais seulement ici, chez moi...
Je continuerai à venir vous lire, à laisser quelques traces à la suite de vos beaux billets.
J'aurai voulu partir comme ça, discrètement, mais Blogspot n'a pas songé à créer un message personnalisé de fermeture de blog, alors, je reviens vers vous pour vous offrir un dernier poème et une dernière mélodie.
Les fêtes approchent à grands pas, j'espère qu'elles vous apporteront le bonheur que vous méritez, sachez que ce sera à vous de le saisir... quelquefois nous le cherchons bien loin alors qu'il est tout près.
Aussi je vous fais découvrir, pour ceux qui ne la connaissent pas, la version de Michael Bolton "White Christmas", tout à la fin de mon cadeau d'adieu.

Il suffirait

Que le vent anime
D'un souffle léger
Les feuilles, et abîme
Le silence figé
Du bois engourdi.

Que vos larmes soient douces
Alors ils naîtront
Les tapis de mousse
Où nous dormirons
Tout endoloris.

Que ces instants fassent
Ruisseler nos corps
De cette joie lasse
Pleine de remords
Et nous laissent sans vie

Comme ces deux oiseaux
Tombés sans défense
Du nid de l'enfance
Au bord du ruisseau...


samedi 21 novembre 2009

Un ailleurs



Sur le chemin
Qui ne mène nulle part
Erre mon amour
Sans âme et sans attaches.

C'est la nuit,
Les chants lointains
Des sirènes du bois
Appellent en vain.
La vague luit dans le ciel,
Et les moutons, sans leur berger,
Suivent d'autres étoiles.
Derrière quelques ifs
Frissonnent les lierres
Des maisons abandonnées.
Nul être n'est visible,
Tout est impalpable.
Les senteurs de l'hiver
Enivrent les feuilles anonymes,
Qui tombent sur le sol froid
Pour que renaissent
Les germes tant espérés.
Ailleurs, près de la rivière,
Nagent quelques lumières,
Et des voiles fins
Recouvrent l'étendue de mon coeur.

Sur le chemin
Qui ne mène nulle part
Erre mon amour
Sans âme et sans attaches...


lundi 19 octobre 2009

A bientôt


Un projet qui se concrétise et ma présence sur la toile se limite. Je ne voudrais pas, chez moi, vous abandonner.

Aussi, je vous offre ceci, pour attendre mon retour...

Le soir est tombé
Sur les champs déserts,
Le vallon bombé,
Et le ruisseau vert,
Et j'ai vu danser
Derrière les faux plis
De roseaux cassés,
Les ombres embellies
D'elfes malhabiles
Ivres de chansons,
Chansons qui défilent
Au creux des buissons.

Le soir est tombé.
Le ciel, qui module
Des teintes dérobées
Quand les feuilles ondulent
Sous les blancs nuages,
Plante ses étoiles,
Lumière du voyage
Des bateaux sans voile...


mardi 6 octobre 2009

Ivresse




Le voile de la nuit
Se lève déchirant
Tout au loin un point luit
A l'étoile d'orient
Le rêve se poursuit
Jusque dans l'océan
Que le vent enveloppe
D'un long soupir amer
Et quand l'horizon boit
La nuit comme un alcool
Et crache des étoiles
Qui chutent dans le vide
Moi je bois tes regards
Et ton sang et ton âme
Et l'haleine éthérée
Ivre de ton amour
Dépendante je suis
En retardant l'aurore...


jeudi 1 octobre 2009

Interlude



Une belle jeune fille et un chat réunis lors d'un montage iPhone, pour un clin d'oeil à Balmolok, la voix de Mélody Gardot caressant le tout...


dimanche 27 septembre 2009

Hors du temps




La vieille horloge bat la mesure
Du temps qui glisse sous la porte
Petit à petit la masure
Est comme un coeur sans aorte
Sans bruit la longue inexistence
Suinte des pierres qui font les murs
Comme un enduit fait du silence
De ceux qui furent et ne sont plus
La vieille horloge secoue le vide
Par a-coups comme par hasard
Et sous les tempes c'est un solide
Qui tape et frappe dans un brouillard...



dimanche 13 septembre 2009

Cartes postales




Hé oui, encore un tag ! J'abandonne un instant la poésie pour y répondre... il m'était impossible de bouder cette invitation !


Lorsque l'on part en vacances ou en voyage, nous nous obstinons à envoyer des cartes postales aux amis, à la famille. Mais soudain c'est l'angoisse ! Qu'allons nous écrire et comment ? Humoristique, poétique, pragmatique, euphorique...

Je vous livre quelques textes piochés sur la toile et susceptibles de vous aider à remplir la carte blanche.

Cultivé :
- Il y a trois sortes d'hommes : les Vivants, les Morts, et ceux qui vont sur la Mer. (Aristote)
- Chaque voyage est le rêve d'une nouvelle naissance. (Jean Royer )
- Le charme de voyager, c'est d'effleurer d'innombrables et riches décors et de savoir que chacun pourrait être le nôtre et de passer outre, en grand seigneur. (Cesare Pavese )

Rapide :
- ça va. ça va même très bien : trop dur d'écrire.
- Meilleures amitiés de ..
- 24° la mer, 28° le soleil, 12° le rosé = 64° de bonheur.

Humoristique :
- Le sable blanc, la mer turquoise, le ciel bleu, et moi tout rouge
- C'est tellement bien que je ne pense pas du tout à vous. Aussi ne vous étonnez pas si vous ne recevez pas cette carte.

Mais finalement comme le disait si finement Sacha Guitry : " Pourquoi, dans les régions où l'on passe, s'applique - t - on à choisir douze cartes postales différentes et douze textes différents puisqu'elles sont destinées à douze personnes différentes ?"

Mais qu'importe ce que l'on écrira, l'essentiel est de le faire, n'est - il - pas ?

mardi 8 septembre 2009

A moi, Comte, deux mots.


Ô Jack, ô désespoir, ô épreuve insensée
Qu'attends tu donc de moi pour me tagguer ainsi
Faut-il donc pour cela que je dévoile mon âme
Faut-il donc pour cela que je ravive mes sens
En puisant tout au fond de mon océan bleu
Des souvenirs tranchants qui déchirent mon coeur
Tu veux que je te parle de mes amours passées
Le premier le plus beau et même un subreptice
Mais que dirais tu donc si au creux de l'oreille
De mon souffle encore chaud d'une mémoire vibrante
Je te contais aussi tous ces endroits magiques
Où deux corps hors d'haleine rencontraient le summum.
Ô cruel souvenir de ma gloire passée !
Comte, sois indulgent, accorde ta clémence
Ne me demande point de dévoiler aussi
Les amours de la toile fatales à mon honneur.
Je me tais à présent, me retire vaincue.
Toi seul Comte a perçu ce que j'ai susurré
Va cours vole et recherche dans ton imaginaire
Ce que j'ai pu confier au taggueur de ces dames...

mardi 1 septembre 2009

Poésie quand tu nous tiens...


En cette fin d'été, Georges Sand aurait pu écrire ceci à Alfred de Musset :


Si vous saviez Monsieur comme je veux vous aimer
Si vous saviez Monsieur comme mon corps frémit
Dans l'attente de vos mains effleurant tout mon être
Si vous saviez Monsieur comme je veux vous faire taire
En posant sur vos lèvres ma bouche qui vous réclame
Si vous saviez Monsieur que chaque instant qui passe
Me rapproche de vous et m'en éloigne un peu
Parce qu'il y a l'amour mais la raison aussi
Si vous saviez Monsieur ce que je voudrais dire
Mais que je ne peux point, alors en attendant
Je vais vous prendre au mot et vous laisser y croire...
Je voudrais vous aimer vous comprenez l'inverse
Mais peut être est ce vous qui clamez votre "non"
Au travers de mes mots que vous n'entendez pas...

Mon retour en douceur et en alexandrins, pour vous plaire, je l'espère...




lundi 3 août 2009

Une page se tourne


Je m'en vais quelques temps
Quelques jours seulement
Peut être plus longtemps
Loin de tout
Loin de vous.
Une enfant des grands froids
Sera là près de moi,
C'est pour construire ses rêves
Que je vous abandonne.
C'est à l'éloignement qu'il faut un avantage,
Penser, pour mieux revoir le ciel de vos visages.