mardi 1 septembre 2009

Poésie quand tu nous tiens...


En cette fin d'été, Georges Sand aurait pu écrire ceci à Alfred de Musset :


Si vous saviez Monsieur comme je veux vous aimer
Si vous saviez Monsieur comme mon corps frémit
Dans l'attente de vos mains effleurant tout mon être
Si vous saviez Monsieur comme je veux vous faire taire
En posant sur vos lèvres ma bouche qui vous réclame
Si vous saviez Monsieur que chaque instant qui passe
Me rapproche de vous et m'en éloigne un peu
Parce qu'il y a l'amour mais la raison aussi
Si vous saviez Monsieur ce que je voudrais dire
Mais que je ne peux point, alors en attendant
Je vais vous prendre au mot et vous laisser y croire...
Je voudrais vous aimer vous comprenez l'inverse
Mais peut être est ce vous qui clamez votre "non"
Au travers de mes mots que vous n'entendez pas...

Mon retour en douceur et en alexandrins, pour vous plaire, je l'espère...




44 commentaires:

Rackham Le Rouge a dit…

Très joli, Bérénice, cet amour raconté mais pas encore assouvi...Que dire sur les ententes ou les malentendus, il y a tant de chemins pour arriver à faire battre un coeur au diapason d'un autre.
C'est le piment de la vie, mais ça vaut mieux que de ne rien attendre ou ne rien éprouver...

Doux baisers pour fêter ton retour
Jack

Silencios a dit…

"Sus labios en mi boca..."

Si supiéramos que cuando termina el verano a veces termina el amor, si lo supiéramos....

Mis besos Bérénice, Bienvenida

Hadès a dit…

Il en a de la chance celui qui est destinataire de ces lignes...

Tu vas bien Bérénice?

La petite fille qui venait du froid a fait le plein de chaleur?Alors l'été a été agréable.

MACAO a dit…

Quel joli retour et bonne journée!

♥Nancy♥ a dit…

*** Hello Bérénice !!! ***

Un retour tout en douceur que j'apprécie beaucoup ! :-)
Merci pour ces alexandrins qui sont assemblés avec talent !!!!

*** GROS BISOUS ***

herbert a dit…

Bonjour, Bérénice.

Oui, la page est finement tournée autant que ta poésie...au secret parfum des alexandrins...

Mais Bérénice aurait pu écrire à ...en cette fin d'été.
Il a entendu cette déclaration d'amour n'en déplaise à l'auteur
et l'a fait savoir sans détour.
Merci beaucoup.
Bonne journée.
Je t'embrasse.

ANNE a dit…

"Les hommes se servent des mots ; le poète les sert" (OP)

Retour tout en finesse et douceur, pour notre plus grand bonheur.

Merci Madame.

R.D a dit…

Au diable la raison, et que l'Amour l'emporte...

Karine a dit…

Jolis vers qui résonnent... dans un univers d'attente, d'expectatives et de sentiments!
Merci Bérénice pour ce beau moment :o)
bisous

Mots d'Elle a dit…

Un joli parfum surranné pour dire l'amour passionné, s'aimer et se dire "vous"...j'adore!!

nathalie a dit…

une rentrée remarquable douce bérénice
gros bisous nathalie

Lucia a dit…

Amiga, tu regalo es el selo Pretty Woman que me fue ofrecido por otra amiga e que le repaso.

Bjs

Ca†≈ a dit…

Faut-il être "bouché à l'émeri" pour ne point entendre tes alexandrins ?
Un retour émouvant, Bérénice.
Touchée.

esquisse a dit…

je voudrais bien en dire plus,mais ...tout simplement superbe!bienvenue Berenice.

Gros bisous d'Esquisse,et la petite famille

Je suis le temps qui passe. a dit…

Bonjour Bérénice,

Seulement de passage je voulais te remercier pour ce superbe texte Bérénice.

Ah Georges Sand ! Auteur que j'adorais lire dans mes jeunes années. :-) Je suis même allée visiter sa maison de Nohant. Je n'habitais pas très loin...

Bonne rentrée Bérénice et gros bisous. Do.

Bérénice a dit…

A vous...

Je voulais vous offrir un cadeau, c'est moi qui le reçoit.
Vos mots, votre fidélité, votre gentillesse me touchent profondément... merci !

Carole a dit…

Bien joli poème qui en dit long sans le dire tout à fait... Merci. Et contente de ton retour Bérénice. (avec Caetano en prime : me voilà comblée :))

Bérénice a dit…

Merci Carole... j'ai fait un tour chez toi.

Le coucou a dit…

Juste un bonsoir, Bérénice, après une lecture rapide! Je reviendrai demain!

HERMES a dit…

Il y a ce vers d'Antonio Machado: "La poésie est une arme chargée de futur".
C'est vrai que dans la langue espagnole, il prend plus de puissance.
J'étais en 4e. Mon prof d'espagnol sans le savoir m'a construit.Et n'aura jamais su combien je le remercie encore.
Alors continuez cette poésie. On en a besoin.

Bérénice a dit…

Hermès... je suis flattée par votre visite.
Ce que vous dîtes est vrai, les vers dans leur langue initiale prennent plus de puissance.

Le double d'Antonio, le très célèbre Fédérico Garcia Lorca disait aussi :

"Toutes les choses ont leur mystère, et la poésie, c'est le mystère de toutes les choses."

Au plaisir de vous revoir, Hermés.

Silencios a dit…

Pues algunas veces si, amiga. Ya sabes las lineas de la vida cuando se escriben con sangre guardan melancolía.
No ibas mal encaminada :-)

Besos preciosa

Bérénice a dit…

Las palabras son todavía más bellas cuando la melancolía vive en ellas... las personas tambien ;-)

Besos Silencios

Lysiane Rakotoson a dit…

Merci pour cette poésie qui ne se paie pas de mots...

Bérénice a dit…

Lysiane... merci.

Une petite visite chez vous et vous voici sur ma page :-)

Myel a dit…

Bérénice,
Ce poème 'emplit de nostalgie...il est si beau : cinq jours que je le lis sans trouver les mots pour t'en remercier.

Bérénice a dit…

Eh bien vois tu Myel, il était inutile que tu cherches... ces deux lignes valent les plus beaux mots du monde... merci.

Le coucou a dit…

Il a bien de la chance, le destinataire de ces vers élégants, virtuoses et cependant délicats! C'est un plaisir de vous lire sans hâte.

Si j'osais, j'ajouterais bien en commentaire un poème galant du grand siècle, auquel me font penser vos jeux sur le mot, autour des mots?

Bérénice a dit…

Osez Le coucou, osez... surtout ne vous en privez pas, pour mon grand plaisir ! :-)

Le coucou a dit…

Alors, le voilà… C'est «le mot et la chose», de l'abbé de Lattaignant :

Madame quel est votre mot
Et sur le mot et sur la chose
On vous a dit souvent le mot
On vous a fait souvent la chose

Ainsi de la chose et du mot
Vous pouvez dire quelque chose
Et je gagerais que le mot
Vous plaît beaucoup moins que la chose

Pour moi voici quel est mon mot
Et sur le mot et sur la chose
J'avouerai que j'aime le mot
J'avouerai que j'aime la chose

Mais c'est la chose avec le mot
Mais c'est le mot avec la chose
Autrement la chose et le mot
A mes yeux seraient peu de chose

Je crois même en faveur du mot
Pouvoir ajouter quelque chose
Une chose qui donne au mot
Tout l'avantage sur la chose

C'est qu'on peut dire encore le mot
Alors qu'on ne fait plus la chose
Et pour peu que vaille le mot
Mon Dieu c'est toujours quelque chose

De là je conclus que le mot
Doit être mis avant la chose
Qu'il ne faut ajouter au mot
Qu'autant que l'on peut quelque
chose

Et que pour le jour où le mot
Viendra seul hélas sans la chose
Il faut se réserver le mot
Pour se consoler de la chose

Pour vous je crois qu'avec le mot
Vous voyez toujours autre chose
Vous dites si gaiement le mot
Vous méritez si bien la chose

Que pour vous la chose et le mot
Doivent être la même chose
Et vous n'avez pas dit le mot
Qu'on est déjà prêt à la chose

Mais quand je vous dis que le mot
Doit être mis avant la chose
Vous devez me croire à ce mot
Bien peu connaisseur en la chose

Et bien voici mon dernier mot
Et sur le mot et sur la chose
Madame passez-moi le mot
Et je vous passerai la chose

Bérénice a dit…

Merci beaucoup !

Raymond Devos, le maître des mots, avait dû grandement apprécier ce poème.

Nanoub973 a dit…

Ah Chère Bérénice tu nous es revenue aavec un merveilleux poème, mais peut il en être autrement ?
Je pense très souvent à toi je t'embrasse fort

Je suis le temps qui passe. a dit…

À bientôt Bérénice, gros bisous. Do

Bérénice a dit…

Nanou... heureuse que tu sois revenue aussi !

Do... je ne t'oublie pas, je viens bientôt.

Françoise a dit…

Retour en douceur réussi, Bérénice.
Merci pour ces jolis alexandrins.
L'amour ne fait pas bon ménage avec la raison, parait-il...

Belle fin de soirée à toi.
Bisous.

Bérénice a dit…

Françoise... un amour réel l'emporte sur la raison, un amour trompeur... et tout est différent... ;-)

Bonne journée à toi.
Bisou

Maia Luna a dit…

De vos mains je veux me repaître,
dans vos bras disparaître.
Me noyer dans vos regards,
y lire comme dans un miroir.
Votre amour que vous oserez m'offrir,
Pour en finir de par vous souffrir.

Ces vacances furent donc inspirantes !! Bérénice, mon chapeau bas pour saluer le talent.

boudi a dit…

Oh non, Sand n'aurait pu écrire ça à Alfred de Musset. Parce qu'elle avait du talent. Mais vous êtes au conditionnel, alors si on lui ôte le talent, l'originalité, l'émotion, qu'on y greffe, médiocrité, babillage et ennui, alors oui, effectivement elle aurait pu lui écrire ça.

Bérénice a dit…

Suite à mon commentaire chez Yaëlle, j'étais certaine que vous viendriez Boudi, je vous attendais... je me demandais aussi ce que vous alliez pondre... je ne suis pas déçue !!

Bérénice a dit…

Oh la la, tellement émoustillée par le commentaire de Boudi, j'ai oublié de répondre à Maia Luna !

Maia Luna... merci pour cette si jolie suite et ce commentaire adorable... cela relève un tantinet mon niveau ;-)

Maia Luna a dit…

Bérénice !
Votre niveau n'a point besoin d'être relevé...
Il en est toujours qui trouve amusant de choquer, stupéfier par leur médiocrité... Une bonne façon d'essayer de se faire remarquer !
Il n'en résulte que du mépris... Et puis Pouf !! l'on l'oublie !

Bérénice a dit…

Waow ! Merci du fond du coeur Maia !

A présent attendez vous à le voir faire irruption chez vous ;-)

Mais pauvre de lui, il ignore que les lois de la sorcellerie sont terribles :-D

deef a dit…

Ton retour se fait plus en douceur que le mien, j'avoue ;-))

À fleurs de peau a dit…

Madame, je m'incline bas devant ces couplets d'un couple, bas aussi pour entrevoir vos mollets qui sûrement m'inspireront de par leurs courbes, leur élégante charnière que je devine bien campant un svelte corps charnu, des lèvres à la pointe des pieds.

Monsieur, répondrez-vous, quelle audace pour qui ne m'a point vue !

Mais chère dame, rien qu'à vous lire on vous voit avec déjà le désir de vous "tutoie".

La ligne est trouble dans le billet transatlantique, je ne distingue pas bien le oui du non. C'est que nous sommes trop loin, ou pas assez.

C'est assez!